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Denise LEGRIX

Denise LEGRIX, depuis toujours marraine des enfants dysméliques de notre association, ne cesse de se battre pour la cause des personnes ayant un handicap.

Elle réside à Lisieux depuis 1978.

Denise en 1980.

Elle se fait connaître par :
- ses tableaux,
- ses conférences,
- ses livres : 'Née comme ça' (prix Albert SCHWEITZER), 'Ma joie de Vivre'.

Son dernier livre est disponible auprès de la société d'édition :

A.P.B.P. (Artistes Peintres de la Bouche et du Pied)
Route Ecospace MOLSHEIM
67955 STRASBOURG CEDEX 9.



Denise le 16 mai 2000 (jour de ses 90 ans)

 

 

Elle a sa joie de vivre !

En ce jour du 16 mai 1910, un bébé est né. Comme tant d’autres d’ailleurs. Pourtant, celui-ci est différent : il est privé de ses membres. Cette enfant, devenue femme, est connue et admirée ; tant par les personnes qu’elle a visitées dans les hôpitaux, les centres ou les prisons, qu’au sein même de l’association qu’elle a fondée en 1970 : l’Association Denise Legrix appelée à l’époque ANEEAD (Association Nationale d’Entraide aux Enfants et Adultes Dysméliques).

Denise Legrix, par ses dons artistiques, a réussi à se faire valoir en tant que peintre et écrivain. Son premier livre, Née comme ça , ayant même reçu le prix Albert Schweitzer, en 1960.

Une autre de ses œuvres, Ma joie de vivre, retrace son désir, dès son plus jeune âge, de défier la nature qui l’a privée de ses membres. C’est le récit d’un combat pour la vie d’une femme, qui n’a de cesse de clamer que « La vie est impérieuse en (elle) », et qui ajoute que « La vie (lui) paraît constamment merveilleuse…(elle) proclame qu’(elle) est heureuse de vivre. » Ce témoignage contient, là, un message d’espoir et d’amour pour tout un chacun.

Ainsi, ce qui aurait pu être une faiblesse est devenu, par ses efforts et les leçons qu’elle a tirées de ses échecs, un véritable atout. Tout ceci est relaté avec brio et vivacité dans son ouvrage, aussi nous combattons la vie avec elle, nous aimons les gens en même temps qu’elle, nous souffrons de blessures similaires…

Elle reconnaît, de ce fait, que son « handicap » est une force et surtout une grande chance :

« Née privée de membres, je ne suis peut-être qu’une partie de l’humain. Mais qu’importe, si cette partie, précisément, est porteuse d’âme. Qu’importe, si ce petit corps peut faire plus, grâce à ce manque, qu’il n’aurait fait dans sa plénitude matérielle ».
   Denise Legrix

Ces paroles rapportées ne peuvent qu’interroger chacun de nous sur le meilleur chemin à suivre, sur les objectifs de la nature à nous donner ou à nous priver de certains éléments pourtant dits, normalement, « essentiels », sur notre propre rôle à jouer dans la vie…

 

 

Article écrit par Anne-Claire DESCAT