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TRAVAILLER AVEC UN HANDICAP

Pour vivre, nous devons gagner de l'argent et pour cela, une seule solution : "travailler". "Mais que faire lorsque l'on a un handicap ? Quelle profession exercer ? Dans quelle branche allons nous convenir ?" Toute personne ayant un handicap se pose énormément de questions par rapport à son avenir.

Pour en savoir plus, sur les différents parcours et vécus, j'ai effectué un petit sondage. Les personnes qui ont participé à l'élaboration de cet article sont Frédéric SANTACANA, Corinne MURIS, Valérie GENTY (dit Valia), Katell ZEMMOURRI, Valérie RODRIGUE, Fanny BOURGEOIS, Hamama LEMENUEL et Christelle VOISIN.

Nous pouvons remarquer que la plupart des personnes handicapées rencontrent des difficultés au moment de leur insertion dans le monde du travail.

 

Tout d'abord, je vais vous parler de chaque personne et vous expliquer rapidement leur situation :

  • Frédéric travaille dans un CAT-APF (centre d'aide par le travail - Association des Paralysés de France), il fabrique par exemple des pommes de douche, des tapis de salle de bain, des panneaux d'autoroute… son handicap se situe au niveau de ses membres supérieurs, ceux-ci ne se sont pas développés et ses mains sont dans la continuité de ses épaules.
  • Valérie est docteur en médecine, interne de 4ème année en médecine physique et réadaptation… (bac + 13…). Elle est atteinte d'une ectromélie cubitale bilatérale (c'est une malformation des deux avant-bras).
  • Corinne est technicienne administrative depuis 1995. Elle travaille au service des ressources humaines et elle traite les dossiers des intérimaires, des embauchés, des mutations et autres travaux divers. "Mon handicap physique est assez lourd puisque mes quatre membres sont atteints : j'ai une aplasie (insuffisance du développement) tibiale bilatérale et je n'ai que deux doigts à ma main gauche et un doigt à ma main droite."
  • Valia est secrétaire dans une structure regroupant des associations d'insertion dont Emmaüs. Son handicap est similaire à celui de Frédéric : "je n'ai pas de bras mais juste des mains rattachées aux épaules".
  • Katell est orthophoniste. Elle a une agénésie (absence) du bras gauche, elle porte une prothèse.
  • Christelle est hôtesse d'accueil au service d'orthopédie dans un hôpital depuis 1990. Son handicap correspond à celui de Katell : "je suis née avec une agénésie de l'avant bras gauche."
  • Fanny est chargée de communication à la délégation de Seine et Marne de l'Association des Paralysés de France, depuis novembre 1999. Elle est atteinte d'une arthrogrypose qui lui empêche l'utilisation des 4 membres. "Pour ceux qui ne me connaissent pas, j'utilise ma bouche pour faire tout ou presque."
  • Hamama était hôtesse d'accueil dans une école privée. Depuis qu'elle est en France, elle est à la recherche d'emploi. Le handicap d'Hamama est semblable à celui de Katell, elle a une absence du bras droit, elle porte aussi une prothèse.

 

Pour entrer dans le monde du travail il faut d'abord suivre des études…

Frédéric a eu une scolarité normale jusqu'en 5ème. Ensuite en 94-95 ayant subi des interventions au niveau des jambes, il a dû interrompre ses cours. C'est alors qu'à l'hôpital CLOCHEVILLE, il a rencontré le docteur COLBEAU qui lui a fourni l'adresse du centre de l'I.E.R.M. (Institut d'Education et de Réadaptation Motrice) de VALENCAY. Cet institut donnait des cours de français, de mathématiques et de géographie. Ils avaient des ateliers de menuiserie, d'électricité, etc. Il y est resté 4 ans.

Valérie n'a pas eu de parcours particulier, filière "normale", études de médecine, concours, accès à la spécialisation… Pas de difficultés particulières "excepté un peu d'angoisse avant le stage de chirurgie par rapport aux gants, mais une fois sur place, OK… Pas de faveurs particulières non plus…"

Corinne a dû, comme tout un chacun, se poser la question de l'orientation. Pour elle, en fin de troisième, tout était clair : "je ferai le métier que j'avais toujours souhaité depuis mon enfance : puéricultrice." Malheureusement, la décision d'une conseillère d'orientation a été sans appel : "ce métier et tous les autres métiers relatifs à l'enfance ne pouvaient être exercés par une personne ayant des difficultés à se déplacer, et qui plus est étant privée de certains membres". Après une période de découragement, elle s'est battue pour entrer dans la filière du secrétariat. Elle a obtenu son diplôme et elle a continué par un bac pro secrétariat puis un BTS secrétariat de direction.

Valia a suivi un cursus scolaire normal malgré les 5 premières années de sa vie où c'était la navette entre l'hôpital et la maison pour s'occuper de ses hanches. Au moment de la question de l'orientation en fin de troisième, elle avait envie d'être couturière. Suite à un essai de pratique un matin dans une classe de lycée, il lui a fallu renoncer car c'était trop "manuel". Son père, alors, l'a orientée vers des études comptables. "J'ai tenu bon malgré mes compétences plus littéraires que matheuses (!)".

Katell a en poche un bac D, un DEUG de russe, un prix de conservatoire et un diplôme d'orthophoniste. Elle n'a rencontré aucune barrière durant ses études.

Christelle voulait entrer dans le paramédical; elle s'est alors dirigée vers un BEP sanitaire et social pour devenir monitrice-éducatrice ou auxiliaire puéricultrice. Après avoir obtenu son BEP, les choses se sont mal passées. Elle a loupé le concours de moniteur-éducateur. "Vu le niveau, ce fut un vrai fiasco !" Lorsqu'elle a passé le concours d'auxiliaire-puéricultrice, la réponse fut claire : "vu mon handicap, je ne suis pas apte à exercer ce métier, je devais revoir mon orientation." Elle s'est alors adressé au CCAS de sa ville pour travailler dans le milieu "petite enfance." La réponse fut brutale : "on ne confie pas d'enfants à une personne n'ayant qu'un seul bras car s'il lui échappait et tombait, que diraient les parents…". Christelle est donc retournée dans un centre pour handicapés où elle avait été en stage. Elle a été embauchée en TUC durant 1 an..

Fanny et ses parents se sont battus pour qu'elle puisse avoir une scolarité "normale". "J'ai eu la chance d'avoir des parents qui se sont toujours battus pour m'intégrer à l'Ecole normale. Et ainsi, j'ai suivi mon p'tit bonhomme de chemin, bac artistique, DEUG et licence de Communication jusqu'en maîtrise. Et là…ma paresse a dû prendre le dessus et j'ai abandonné. Un mémoire de plus de 100 pages, ce n'était pas pour moi ! En fait, le plus difficile dans toute cette histoire c'était l'accessibilité. C'est la barrière la plus dure à franchir. Si tout était adapté, il n'y aurait finalement presque aucun problème… Il a fallu faire un "casting" de lycées et pour finir, je me suis retrouvée à celui de ma ville (très pratique pour se faire des amis !) et rebelotte pour les facultés… Cette fois, c'est à l'université de Saint Denis PARIS VIII que je suis allée. Une des rares facultés à être entièrement accessible et à proposer des cours de "communication". Durant toutes ces années d'études, j'ai pu compter à chaque fois sur l'aide des amis (pour sortir mes affaires, installer ma rehausse de table, pousser mon fauteuil quand il n'était pas encore motorisé, etc. ). Je n'ai jamais rencontré le moindre problème à ce niveau ! Il y a beaucoup plus de personnes bien qu'on veut nous le faire croire…"

Hamama a suivi une scolarité normale "mais, les moqueries des autres élèves me faisaient souffrir, m'intimidaient et je me refermais sur moi-même". Hamama a quitté l'école très tôt pour des raisons qui n'ont aucun rapport avec ses capacités physiques ou intellectuelles : "Après le décès de mon père, il fallait m'occuper de mes deux frères plus jeunes (j'avais 12 ans) car ma mère travaillait. Deux ans plus tard, je voulais reprendre les études. D'après le directeur de l'établissement, j'étais trop vieille pour réintégrer l'école alors que j'avais le droit à une dérogation d'âge en tant qu'enfant handicapé."

 

Avoir des diplômes en poche, ça aide, mais il faut pouvoir introduire "son poste" sans aucun problème. L'insertion est une autre étape qui peut-être très difficile pour les personnes dysméliques…

Frédéric, suite à son handicap, a rencontré des difficultés pour se laver la tête, attraper des objets en hauteur, soulever des charges lourdes, faire les lacets de ses chaussures et le ménage. Le métier que Frédéric aurait aimé pratiquer était la menuiserie : "en ce moment je ne le pratique pas parce que je ne peux pas soulever des charges trop lourdes."

Valérie ne connaît pas de difficultés particulières pour s'adapter sur chaque poste où elle se trouve au cours du déroulement de ses études.

Corinne ayant terminé ses études, sa recherche d'emploi commençait. Mais, elle se posait énormément de questions : "Quel employeur voudrait embaucher une personne comme moi ? Que va t'on penser de moi aux entretiens ? Va t'on uniquement regarder mon aspect physique et non mes qualités personnelles et professionnelles ?" Après un contrat à durée déterminée de cinq mois et une période de chômage de huit mois, elle a trouvé l'emploi où elle est toujours actuellement. "Suite à une série d'entretiens, de tests, ma candidature a été retenue parmi d'autres, je n'en revenais pas !". Son handicap n'est pas du tout un obstacle pour cet emploi : "je souhaitais être considérée comme tout autre collègue et que mon handicap devait passer après mon travail. Evidemment, je ne suis pas dans le profil type de la secrétaire et je ne rentre pas dans le moule habituel que l'on peut imaginer. Mais, malgré tout, mes chefs sont tout de même (un peu) fiers d'avoir une secrétaire différente car pour eux, c'est un réel succès ! Ils appréhendaient un peu d'intégrer une personne handicapée, puis tout s'est bien déroulé et ils ont vite apprécié mon travail. Il y a bien longtemps qu'ils ne pensent plus à ma différence."

Valia a eu une longue période de chômage vécue chez ses parents. "Sans savoir exactement où chercher, je voulais travailler à mi-temps dans une petite structure." Elle a trouvé un CES (Contrat Emploi Solidarité) dans une association de spectacle. A la suite de cela, elle a refait une formation en bureautique informatique. Depuis 3 ans, elle est secrétaire à mi-temps pour s'occuper des réunions d'administrateurs (conseil d'administration, assemblée générale) de 4 associations. "Je suis maintenant dans mon élément, entre l'aspect professionnel de mon rôle et le côté humain d'Emmaüs. J'ai eu aussi la chance d'obtenir l'aménagement de mon poste de travail avec l'aide financière de l'AGEFIPH. J'ai donc un bureau surélevé, le clavier accessible pour rester assise le dos bien droit. J'ai aussi une grande armoire dans laquelle les niveaux d'étagères se déplacent et se mettent à ma hauteur en appuyant sur un boîtier (comme un ascenseur). Grâce à cela, je range tous les dossiers administratifs des associations."

Katell n'a connu aucune difficulté pour accéder à cette profession : "je travaille dans le social et les enfants comme le personnel me respectent".

Christelle est entrée dans un centre pour handicapés. Son travail fut celui d'une aide-soignante comme les "autres" ; elle y travailla pendant deux mois. Quelques mois plus tard, elle est rentrée à l'hôpital de St-Nazaire. Au bout de deux jours, la surveillante du service a demandé à ce qu'elle soit mise sur un poste doux : hôtesse d'accueil. Elle ne la considérait pas capable d'assumer la responsabilité des soins auprès de personnes diabétiques (donc assez imposantes). "Depuis avril 1990, je suis hôtesse d'accueil. J'ai plusieurs fois exprimé mon désir d'être mise à l'essai sur d'autres postes, en expliquant mes possibilités mais c'est toujours la même réponse, pleine de sous-entendus : Où voulez-vous qu'on vous mette ?"

Fanny, ayant trouvé des difficultés pour obtenir un emploi, a décidé de se perfectionner dans le domaine de la communication en faisant des stages. C'est là qu'elle a eu l'idée de l'A.P.F. "J'ai commencé par un stage au sein de la délégation. Puis j'ai enchaîné sur un autre stage, mais cette fois, au siège de l'association à PARIS. Ces deux expériences se sont avéré concluantes, puisque dans les deux cas on m'a fait une proposition d'embauche. Après plusieurs hésitations j'ai entrepris de travailler dans mon département plus près de chez moi. C'était plus pratique, à cause des transports. Pour me rendre au bureau, j'utilise des transports spécialisés, très coûteux. Heureusement, on arrive à trouver des financements, non sans mal. Le mieux est toujours de demander conseil à une assistante sociale spécialisée dans le domaine du handicap. Se déplacer quand on ne peut pas conduire c'est vraiment très compliqué surtout qu'aucun transport public n'est adapté… ! On passe son temps à faire des papiers pour obtenir des remboursements. De plus, mon poste de travail a été aménagé. J'avais besoin d'un bureau à ma hauteur et d'un ordinateur portable, car plus compact et avec un clavier plus pratique. L'association n'a rien eu à débourser, un organisme, l'AGEFIPH, se charge de tous les frais d'aménagements pour compenser le handicap, dans le domaine professionnel."

Hamama a travaillé à l'accueil dans un établissement scolaire géré par des religieuses. "J'ai débuté à l'accueil puis, petit à petit, j'ai appris le secrétariat. J'ai passé 13 ans dans cet établissement qui est devenu, par la suite, un centre médico-pédagogique pour enfants handicapés moteurs. Le travail, c'était ma fierté : j'avais de très bonnes relations avec le personnel des différents services (enseignants, médical, administratif). Je ne me sentais pas du tout handicapée. Cependant, même si on est bien intégré dans le milieu familial et professionnel, entre les deux milieux, il y a la société qu'il faut affronter tous les jours, les regards curieux, suivis parfois de mots méchants comme si on était coupable d'être né comme ça. Un jour, sœur Germaine, infirmière et assistance sociale avec qui j'ai travaillé quelques années, voulait que je sois assistante sociale. Elle disait que j'avais toutes les qualités pour travailler dans ce domaine-là mais les circonstances ne me le permettaient pas. Elle m'a parlé de Denise LEGRIX et son association. Elle avait beaucoup d'admiration pour elle. J'avais envie de la connaître."

 

Pour le mot de la fin, je laisse la parole à nos amis. Ouvrez grand vos yeux car tous ces conseils peuvent vous aider dans votre vie professionnelle…

Fréderic : "Il ne faut pas se décourager, il faut aller jusqu'au bout de vos passions."

Valérie : "Il faut être conscient de ses capacités et surtout de ses limites, pour que personne ne nous les fixe à notre place…J'en ai reçu des avis que je n'avais pas demandés… mais je n'ai rien écouté… je suis du genre têtue. D'un autre côté, je me suis fermée moi-même des professions où je savais que je n'aurais pas pu être performante… (secrétaire, coiffeuse…)".

Corinne : "Il faut se battre pour obtenir ce que l'on souhaite faire. Lorsque le moment de travailler est arrivé, il faut prouver que l'on peut tenir une place comme toute personne, handicapée ou non, et que l'on est capable de "faire quelque chose de nos mains" même si elles sont hors normes. S'insérer dans le milieu ordinaire du travail demande beaucoup de courage, de force, de volonté, de motivation et de "cran", car le monde des handicapés reste un univers à part. Pour les personnes handicapées, ne pas pouvoir exercer le métier souhaité est très frustrant. Mais je souhaite faire passer un message d'espoir : l'épanouissement dans un métier, non désiré, n'est pas insurmontable, mais réalisable et possible."

Valia : "Je n'ai pas forcément de conseil à donner. Je comprends fort bien la déception d'une fille qui n'a pas pu être assistante maternelle parce que le jugement des adultes l'a mise "hors norme". Pour moi, c'est important de relativiser les choses. Sans handicap, bien des gens n'ont pas réussi à faire le métier de leur choix à cause d'autres paramètres tout aussi dramatiques (le manque d'argent, la situation familiale, le lieu de vie…). Il y a aussi malheureusement des choses impossibles, il faut savoir se regarder objectivement. Les autres se trompent souvent sur nos capacités, mais ils peuvent aussi avoir raison, que ça fasse plaisir ou non. Et s'ils ont tort, c'est à nous de le prouver. C'est vrai que le handicap nous oblige toujours à prouver notre capacité quel que soit le domaine (loisirs, sport, art, travail, activité ou réflexion). Alors toi, avec ou sans bras, avec ou sans jambes, toi qui cherches ta voie, qui veut faire tel métier, essaie de le faire et si c'est difficile, observe tes propres capacités et regarde ce qu'il y a autour de toi. Si ça se trouve, des chemins de traverse te permettront d'aller là où tu voulais aller, ou d'autres portes t'ouvriront des compétences que tu n'imaginais pas. Et puis rien n'est jamais définitif, même après avoir suivi les conseils "raisonnables" pour exercer un métier "raisonnable", on peut encore chercher le moyen d'exercer le métier de son rêve.

Comme l'arbre
Regarde l'avenir très loin
Tout en gardant les pieds sur terre."

Katell : "Il faut tenter sa chance. D'abord pour ne pas regretter toute sa vie de ne pas l'avoir fait. Il ne faut pas attendre des autres qu'ils nous disent ce que l'on peut ou ne peut pas faire, même si aucune personne handicapée ne l'a fait avant vous. Il faut avoir en tête une autre orientation au cas où ça ne marche pas pour ne pas rester sur un échec."

Christelle : "Ce que je peux conseiller, c'est de ne faire confiance à personne, compter que sur soi-même. Bien se renseigner au moment de son orientation professionnelle, ne pas hésiter à demander l'avis de personnes qualifiées tel qu'un conseiller d'orientation travaillant dans un milieu scolaire spécialisé. Je regrette aujourd'hui de ne pas avoir fait cette démarche après ma classe de seconde. Elle aurait peut-être pu m'éviter bien des déceptions."

Fanny : " Ce qui semble impossible ne l'est pas toujours. On m'a souvent répété que je n'arriverais jamais à suivre les cours normaux. Ecrire des cours dictés du collège ou du lycée avec la bouche était soit-disant inconcevable, et pourtant… Nous seuls (et nos proches) sont véritablement capables de savoir les choses que l'on peut et ne peut pas faire. Avec quelques petits arrangements (et aménagements) on arrive à ce qu'on désire : avoir une vie comme tout le monde !"

J'ai tenu à réaliser cet article car moi-même j'avais quelques souvenirs gênants par rapport à mon orientation. Je tiens à vous dire qu'il faut se battre pour faire ce que l'on aime. C'est ce que j'ai fait et je suis tout de même Aide-Soignante avec une agénésie de la main gauche. Je travaille comme toute autre personne, les seules difficultés que je trouve se situe au niveau des médecins lorsqu'il faut leur prouver que je suis capable d'assumer mes fonctions. Mais, c'est en se battant que chacun peut atteindre son but. Ne baissez pas les bras…

Mes conseils : renseignez vous le plus tôt possible pour votre orientation; envisagez tout de même plusieurs secteurs qui peuvent vous plaire; allez voir les associations d'aide afin de connaître les possibilités pour vous aménager un poste de travail…

Je vous souhaite à tous un bon parcours scolaire, et surtout, une bonne insertion dans le monde du travail.

Karine BIZETTE

Janvier 2001.

 

 

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